Chaque homme
cache en lui
un enfant
qui veut jouer.



Friedrich Nietzsche







































Petit guide
intéressant
pour la
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Un incontournable
pour les
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Un coup de
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Un outil
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Belles
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en éducation




































Un sujet
qui me tient
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Les 13 compétences professionnelles

» Compétence 1

« Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d’objets de savoirs ou de culture dans l’exercice de ses fonctions. »

Je suis consciente de l’impact que peuvent avoir les enseignants dans la vie d’un enfant, c’est pourquoi j’ai la mission de toujours agir selon le meilleur de mes connaissances et ne pas hésiter à consulter d’autres professionnels ou sources d’informations afin de répondre de façon appropriée aux enfants. J’ai le goût d’apprendre de consolider mes connaissances et de m’enrichir de tout ce qui m’entoure.

Mes connaissances sont assez générales, je n’ai pas de domaine dans lequel j’excelle, mais je suis polyvalente. Je me débrouille et je suis habile dans la majorité des domaines grâce à mon goût d’apprendre, de comprendre et de mettre en œuvre.

Partager mes connaissances avec les enfants d’une façon dynamique et amusante, me tient énormément à cœur. J’aime les choses simples et claires et c’est de cette façon que je compte travailler avec les enfants. Je veux leur donner le goût d’apprendre et non les forcer. Une de mes priorités est de leur offrir la possibilité d’essayer de se tromper et de comprendre des nouvelles choses. Je me considère comme un guide, une personne ressource, mais je sais que je n’ai pas toutes les réponses, par contre j’ai des outils pour m’aider à les trouver et je sais m’en servir. Ensuite, leur montrer que les connaissances acquises peuvent servir à multiples activités, à la résolution de problèmes et peut-être même à leur donner des outils dans une future carrière.

Je suis prête à leur faire découvrir la culture et leur donner le droit d’aimer ou de ne pas aimer ce qu’ils voient, mais de façon réfléchie et en ayant des arguments appuyant leurs points de vue. Ma curiosité est un atout et non un défaut, elle me permet d’aller plus loin et de découvrir parfois des trésors, j’aimerais la transmettre aux autres.

Mes connaissances au plan international sont à développer. J’aimerais voyager afin de remplir mon bagage de connaissances d’autres cultures et découvrir le monde et ses merveilles.

avril 2009



» Compétence 2

« Communiquer clairement et correctement dans la langue d’enseignement, à l’oral et à l’écrit, dans les divers contextes liés à la profession enseignante. »

Notre langue est un élément de communication extraordinaire qu’il faut maîtriser. Elle est le symbole de notre identité à nous les Québécois. Je crois être en mesure de bien me faire comprendre par les enfants par un langage clair et riche, je souhaite leur permettre de comprendre l’importance de bien s’exprimer. J’essaie le plus souvent possible de porter attention aux expressions que j’emploie. Je suis de plus en plus consciente des erreurs que je fais et je n’hésite pas à reprendre ma phrase ou le mot lorsque je réalise que je me suis trompée. Je sais que la nervosité et le fait de parler en public me font faire des erreurs, mais avec le temps je crois que ça va s’améliorer.

Ma relation avec l’écrit est plus spéciale. J’ai une bonne base en français, mais comme ancienne graphiste je retourne toujours au visuel, à la mise en page et j’ai beaucoup de difficulté à me relire. C’est laborieux pour moi de faire des travaux de dix pages et me relire par la suite. J’ai plus de difficulté à trouver mes erreurs que celles des autres.

J’ai un manque de confiance lorsque j’écris et surtout au tableau. Je travaille très fort pour améliorer la qualité de mon français écrit, je lis plus, je fais des exercices, je cherche souvent dans le dictionnaire lorsque j’hésite et je joue à des jeux tels que le scrabble. Je suis certaine de pouvoir aider les enfants dans leurs apprentissages du français, de partager mes trucs et mes connaissances. Je tiens fortement à tenir compte de la qualité du français dans tous les projets que nous allons réaliser.

En définitive, je considère que le français n’est pas une faiblesse chez moi, mais la peur de faire des erreurs me permet de toujours être alerte, de continuer mes apprentissages et mon perfectionnement. Il est primordial pour moi de ne jamais considérer la langue française comme acquise.

avril 2009



» Compétence 3

« Concevoir des situations d’enseignement apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation. »

J’ai créé beaucoup de situations d’enseignement, chaque fois en suivant des étapes précises. Je sais bien cerner l’intention éducative, je peux facilement déterminer quelles compétences et quels domaines sont visés. J’ai beaucoup travaillé avec les composantes des compétences et je suis mieux outillée pour développer des activités qui ciblent bien l’intention éducative. J’ai mis beaucoup d’efforts pour créer de situations d’apprentissages originales et stimulantes pour les enfants du préscolaire. Mon jeu de Sudoku médiéval (voir la section réalisation) est un bon exemple d’activité qui amène l’enfant à approfondir les concepts de groupement, de classification ainsi que les termes vertical, horizontal, pareil et différent. J’ai constaté qu’une bonne préparation est essentielle pour réussir la conception d’une situation d’apprentissage. Le programme de formation de l’école québécoise est un outil indispensable dans la conception de situations d’apprentissage. Il est également important de varier le type d’activités et viser les différents domaines. Il faut déterminer la compétence principale que l’on souhaite développer et éviter de cibler trop de compétences dans une seule activité.

L’utilisation de la grille m’a beaucoup aidé à créer mes situations d’apprentissage. Il ne faut pas négliger l’élaboration des trois étapes du déroulement : la préparation qui correspond à l’élément déclencheur, la réalisation qui doit être bien claire et simple, puis l’intégration afin de faire un retour sur les apprentissages réalisés lors de l’activité. Les objectifs et les attentes doivent être clairement expliqués.

Il faut prévoir une façon d’évaluer les apprentissages des enfants. Il existe plusieurs moyens, l’observation, la prise de notes, l’autocorrection par les enfants, etc.

On peut également trouver des idées d’enrichissement. Une façon de réinvestir les apprentissages faits dans une autre situation d’apprentissage par exemple.

Il est bon de prévoir les difficultés que l’on peut rencontrer, prendre en note certaines mises en garde face à certains comportements d’élèves possibles ou situations qui risquent de se produire, comme la rapidité d’exécution de certains élèves et comment ils combleront le temps qui reste, l’intérêt des enfants, adapter le niveau de difficulté selon leurs notions acquises. Si l’activité ne fonctionne pas, le comportement des élèves de respectent pas les attentes, il faut être capable de mettre un terme à l’activité.

avril 2010



» Compétence 4

« Piloter des situations d’enseignement apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation. »

En cours de stage j’ai développé ma compétence 4 en suivant ma grille de planification de SAE et en adaptant mes interventions selon les élèves et leur degré d’intérêt pour l’activité et leurs capacités. J’ai tenu compte des compétences à développer lors de la planification des situations d’enseignement apprentissage, donc lorsque je pilotais des situations d’apprentissage j’étais certaine d’atteindre l’objectif. Il est évident que lors de la planification nous ne pouvons pas prévoir tous les situations de gestions de classe et les imprévus possibles. Savoir piloter veut aussi dire être capable de s’adapter aux temps, aux humeurs des enfants, aux manques de matériels ou d’informations des autres membres du personnel. J’ai développé cette capacité d’adaptation lors de mon stage, surtout par manque d’informations et face aux imprévus. Il faut prévoir des alternatives, des activités de transition et déversoirs. Il est possible que la situation d’enseignement apprentissage soit plus complexe que prévu lors de son élaboration sur papier. Il faut être capable de l’adapter afin de remplir le mandat initial. Dans les cas où la situation d’enseignement apprentissage est trop facile et n’offre pas la possibilité de faire des apprentissages, j’ai du adapter l’activité dans mon coin menuiserie, car le bois était trop dur et il fendait en le clouant et les enfants avaient de la difficulté à le couper. J’ai pré percé les morceaux, leur permettant ainsi de clouer ou de visser sans que le bois fende et j’ai coupé les morceaux de la bonne longueur. J’ai également ajusté une activité au gymnase puis qu’ils ne maitrisaient pas la gauche et la droite. J’ai développé des trucs pour la gestion de classe afin de ne pas toujours interrompre l’activité pour que certains élèves adoptent un comportement approprié à l’écoute et j’ai diminué le temps des certaines activités qui demandaient beaucoup de silence et d’attention aux élèves afin qu’ils gardent de l’intérêt à l’activité en cours et que les apprentissages soient acquis. J’ai tenté de réinvestir les notions déjà vues dans d’autres activités ou proposer des activités qui montrent l’utilité des apprentissages faits.

avril 2010



» Compétence 5

« Évaluer la progression des apprentissages et le degré d’acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre. »

J’ai assisté à deux formations pour établir les critères d’évaluation de situation de mathématique et de stratégies de lecture. Trois périodes d’enseignement ont été libérées pour chaque formation. Il s’agissait d’établir les critères pour chacune des notes A, B, C, D ou E. Selon la situation problème, il fallait déterminer les éléments essentiels et les éléments secondaires. Même pour des enseignantes chevronnées la tâche n’a pas été facile. Chacune de nous interprétions les informations de façon différente et l’importance de certaines informations ne faisait pas l’unanimité. En tant que stagiaire, j’ai quand même soulevé des points importants qui ont fait réfléchir mes collègues plus expérimentées. Je crois avoir une bonne vision des points importants de l’évaluation. Je suis consciente que ce que l’on demande aux enfants doit être clair et vérifiable. La compréhension d’un enfant ne se limite pas à la réponse, mais à la démarche pour y arriver. Dans certaines situations il existe plusieurs démarches possibles et nous devons tenter de comprendre la démarche de l’enfant. Dans une situation mathématique, un élève avait relevé des données correspondantes au problème, mais le résultat n’avait aucun sens. Pour s’assurer de son niveau de compréhension, mon enseignante associée a demandé à l’enfant de venir lui expliquer ce qu’il a fait, pour se rendre compte que l’enfant avait quelques bons nombres, mais qu’ils ne représentaient pas les données du problème. Dans certains cas, nous donnons des points pour la démarche, mais dans ce cas-ci, en vérifiant la source des données c’était par hasard qu’elles correspondaient aux données importantes du problème et il n’y avait aucune compréhension. Par cette expérience, j’ai trouvé important de vérifier un peu plus avec l’enfant avant d’attribuer une note. Je retiens que l’évaluation est complexe et importante pour garder des traces de l’évolution et de la compréhension d’un enfant et du groupe.

J’aime utiliser l’autoévaluation à l’occasion pour que l’enfant puisse réfléchir sur ses efforts, ses sentiments et ses commentaires suite à l’activité. Je crois qu’il faut cibler les travaux ou les activités qui sont propices à l’autoévaluation.

Le portfolio me semble un outil intéressant pour garder des traces des apprentissages, de l’amélioration des travaux et des comportements. Il semble que le portfolio demande beaucoup d’investissement et de temps pour le garder à jour, mais je crois qu’il faut l’intégrer à la routine pour ne pas trop accumuler des travaux et que le classement devienne une corvée interminable.

L’évaluation doit se faire de différentes façons. L’observation, la prise de notes, les travaux et les tests et l’autoévaluation sont les principaux moyens d’évaluer les élèves. Il ne faut pas évaluer en comparant les enfants entre eux, mais il faut tenir compte des critères d’évaluation, du stade où ils sont rendus et de leurs progrès personnels.

décembre 2010



» Compétence 6

Cette compétence professionnelle sera développée au cours de ma formation universitaire.



» Compétence 7

« Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d’apprentissage, d’adaptation ou un handicap. »

Je n’ai pas de cas particulier dans ma classe de stage, par contre je suis consciente qu’il faut ajuster les interventions, les activités d’apprentissage et les évaluations pour ces élèves. Dans mes premières semaines de stage j’ai observé les élèves, leur façon de travailler, d’interagir entre eux et j’ai détecté les faiblesses en lecture pour certains, des faiblesses en mathématique pour d’autres et des comportements particuliers qui nécessitent des interventions personnalisées. Il y a une petite fille qui est très lente à son casier, elle arrive presque toujours cinq minutes après les autres le matin, au retour de la récréation et au retour du diner. J’ai demandé à mon enseignante associée si je pouvais lui proposer un défi afin d’améliorer sa perte de temps dans le corridor, avec une fiche de motivation afin qu’elle ne soit pas la dernière à entrer dans la classe. J’ai dessiné une horloge avec seize cercles à la place des heures et à chaque fois qu’elle n’est pas la dernière elle peut mettre un autocollant dans un cercle de l’horloge. Si elle réussit à avoir sept autocollants sur douze entrées en classe, elle peut choisir une activité spéciale comme une récréation dans la classe, un diner avec l’enseignante ou une de ses suggestions en lien avec le temps, puisqu’elle aura gagné du temps en étant plus toujours la dernière. En quatre jours, elle a amélioré ses retours en classe de façon signifiante. Il faut souvent lui rappeler son défi, mais je crois qu’elle est plus consciente qu’elle doit suivre le groupe.

J’ai aussi remarqué les élèves qui sont moins habiles à la lecture. Je les choisis souvent pour faire la lecture à voix haute. Je tente de les faire pratiquer dès que c’est possible. Je les place dans des coins plus isolés pour ne pas qu’ils dérangent les autres et je les laisse lire à voix haute pendant la période de lecture. Un petit garçon aime bien les devinettes, il me les lit dans les périodes libres ou à la période de lecture.

Je ne crois pas que les élèves doivent nécessairement éprouver des problèmes graves pour adapter notre enseignement et nos interventions. Il s’agit de connaitre les forces et les faiblesses de chacun pour bien intervenir dans leurs apprentissages.

décembre 2010



» Compétence 8

« Intégrer les technologies de l’informatique et des communications aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel. »

Je suis bien contente que mon précédent métier m’ait apporté des connaissances informatiques pratiques pour enseigner. En graphisme, j’ai appris à maitrise divers logiciels qui me permettront de réinvestir ou de compléter des activités ou de projets. J’ai également plusieurs connaissances qui me permettent de faire des présentations dynamiques ou bien de créer des visuels intéressants à partir de simples données recueillies comme des diagrammes de toutes sortes. Dans deux de mes stages, j’ai montré aux enfants comment avec les logiciels Word et Excel on peut faire des diagrammes. Dans le premier cas, c’est dans le cadre d’une période informatique dans une classe de 5e année, j’ai préparé un cours pour leur montrer de façon simple de faire un diagramme avec les données de leur campagne de financement pour leur voyage de fin d’année, ainsi ils pouvaient faire ressortir diverses informations selon le type de diagramme choisi ou selon les données sélectionnées pour la création du diagramme. Ils ont pu voir quel article avait généré le plus de profit, la somme d’argent accumulé détaillée pour chaque article, etc. Ils se sont amusés avec les couleurs, les types de diagrammes, à bandes, circulaire et autre et les options d’aspect 3D. Je crois que cet atelier informatique a été un succès parce qu’il était simple, bien préparé et concret pour l’élève, car c’est à partir de leurs données personnels et que chacun avait des résultats selon les ventes effectuées. Dans mon autre classe de stage, en 3e année, les élèves devaient faire un sondage sur les cadeaux de Noël que les enfants souhaitaient avoir. Ils devaient préparer un tableau pour faire leur sondage. À partir de leur sondage, ils ont fabriqué un diagramme à bandes avec des bandelettes de carton. Ils ont du mesurer, découper, coller et la tâche n’a pas été facile pour la plupart. Ensuite, j’ai proposé de refaire le même diagramme à l’ordinateur. Ils ont tous pensé que ce serait compliqué et j’ai fait une démonstration avec un élève et ils ont trouvé ça très amusant et même facile.

Pour utiliser les technologies de l’informatique, il faut bien maîtriser ce qu’on souhaite montrer, sinon ça devient une perte de temps. Il faut montrer le but et les fonctions de base du logiciel. Je l’ai vécu à l’université où l’on voulait nous faire faire des observations sur de phénomènes mathématiques en géométrie, mais on ne nous a même pas expliqué comment le logiciel fonctionnait. Le logiciel était complexe, demandait des manières précises de construire les formes pour permettre d’observer ce qu’on nous demandait d’observer. On a passé la majorité du temps à tenter de comprendre le fonctionnement du logiciel. Ce fut malheureusement une grande perte de temps, de frustration, pour en conclure que nous n’utiliserions pas ce logiciel avec nos élèves et surtout pas de la façon dont on nous l’avait présenté. Il est également préférable d’utiliser les ordinateurs en petit groupe, car on doit répondre constamment aux élèves et si on les fait trop attendre ils vont décrocher de la tâche et vont jaser ou faire autre chose.

Avec l’arrivée du tableau électronique dans la classe, nous pourrons faire de magnifiques présentations aux élèves, mais il faudra faire attention à ne pas délaisser les activités de manipulations par des présentations dynamiques où les élèves voient des objets en mouvement. Même avec toute la technologie actuelle, il faut respecter le niveau de développement de l’enfant et la manipulation reste encore une façon très efficace de comprendre et d’expérimenter bien des choses.

avril 2011



» Compétence 9 et 10

« Coopérer avec l’équipe école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l’atteinte des objectifs éducatifs de l’école. »
« Travailler de concert avec les membres de l’équipe pédagogique à la réalisation des tâches permettant le développement et l’évaluation des compétences visées dans le programme de formation, et ce, en fonction des élèves concernés. »

La coopération avec l’équipe école est essentielle. On ne peut pas vivre constamment enfermé dans sa classe, on a besoin de communiquer avec les autres personnes vivant dans notre milieu. En stage, j’ai travaillé en collaboration avec les autres enseignantes à l’élaboration de notions et de travaux pour l’étape. J’ai trouvé intéressant de voir comment elles abordaient certaines notions et où elles en étaient rendues. J’ai également collaboré avec l’orthopédagogue pour planifier mes activités pendant l’absence des élèves qu’elle rencontrait pour ne pas refaire la même chose qu’elle et afin que les élèves absents de manquent pas de nouvelle matière. Même en tant que stagiaire, j’ai apporté des observations intéressantes lors de libérations pour évaluer des situations de problème de mathématique. Personnellement, je trouve intéressant d’avoir l’avis des collègues et je suis contente lorsqu’on me demande le mien, donc une bonne collaboration de l’équipe école c’est gagnant pour tout le monde.

J’aime bien plusieurs aspects de l’école alternative, car elle demande une grande participation des parents. Je crois qu’ils peuvent être une grande source d’informations diverses par leur spécialisation et même par leur passion. Ils ont une approche différente de l’enseignant et cela peut amener aux enfants une autre façon de voir et de comprendre les choses. C’est également une fierté pour un enfant de recevoir son parent dans la classe. J’espère pouvoir développer un lien avec les parents en début d’année, car ils peuvent être d’une grande utilité dans diverses situations comme des projets, des sorties ou même ils ont parfois des ressources, du matériel disponible qui nous permettra des réalisations impossibles sans leur intervention.

En tant qu’enseignant il faut être informé des services qui nous entourent. Visiter son cartier, lire les journaux, prendre consciences es besoins de son milieu et être attentif aux options qui s’offrent à nous. Il existe toutes sortes d’organismes, de fondations, de projets collectifs qui peuvent enrichir notre vie de classe. L’atteinte des objectifs éducatifs de l’école ne se fait pas toute seule, il faut s’entourer des gens de ressources pour ainsi aller de l’avant. S’entourer de gens peut s’avérer bénéfique, mais il faut faire attention de bien d’oser l’apport de chacun pour ne pas se laisser envahir par un parent trop plein de bonne volonté ou s’investir dans un projet communautaire qui devient trop prenant et même désagréable pour tout le monde et ne remplit pas le mandat du départ. La coopération avec l’équipe école ne doit pas non plus devenir un fardeau, et se laisser toujours embarquer dans les projets que personne ne veut faire ou trop investir de temps et négliger sa classe au profit du reste de l’école.

avril 2011



» Compétence 11

« S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel. »

Depuis le début de ma formation universitaire en enseignement, je me suis laissé guider par les formateurs en place et je me rends compte que j’ai reçu tellement d’informations contradictoires que mes analyses réflexives sont une façon de faire la part des choses et de me créer mes propres jugements sur différents aspects de l’éducation. Je m’intéresse beaucoup plus maintenant à la littérature sur l’éducation qu’en début de parcours universitaire. J’ai une bien meilleure compréhension des termes utilisés en pédagogie et cela m’intéresse d’avoir d’autres discours que ceux reçus dans mes cours. Je ne crois pas que les informations de mes enseignants soient erronées, mais j’ai envie de comparer les divergences d’opinions et les différentes méthodes utilisées en éducation. Je ne crois pas qu’il fasse se limité à une seule méthode d’enseignement, mais plutôt d’adapter nos méthodes à la clientèle.

Comme exemple de discours contradictoires, j’ai été attiré par le livre L’obsession des compétences de Gérald Boutin et Louise Julien, car depuis mon entrée à l’université, tout est basé sur les compétences et ça m’a intriguée de voir les divergences d’opinions sur le sujet. J’ai trouvé des points fort intéressants sur l’impact négatif de baser son enseignement seulement sur les compétences, comme le programme l’exige. La modélisation de l’école par les compétences semble se plier aux exigences du monde de l’industrie, un moule pour être tous pareils, au détriment du développement de la personne sans nécessairement répondre à toutes les compétences exigées. C’est un long débat qui ne cesse de faire couler de l’encre depuis la réforme et qui semble être en transition au cours des prochaines années. Il va falloir s’adapter constamment aux changements du programme.

Comme livre intéressant que j’ai lu, c’est Le transfert des apprentissages de Jacques Tardif. J’ai trouvé ce livre comme un bon complément à ma formation, car je trouve que l’on n’a pas énormément insisté sur le transfert des apprentissages dans nos cours et c’est quelque chose qui me tient à cœur. Je trouve que notre société de consommation se reflète même en éducation. On fait quelque chose et l’on passe à autre chose sans jamais revenir sur ce qui peut être utile dans les apprentissages antérieurs. Il y a souvent des liens à faire entre les matières et je tente de réinvestir mes apprentissages universitaires d’un cours à l’autre et dans ma vie quotidienne.

Ma démarche pour mon développement professionnel est constante, je ne crois pas qu’on puisse atteindre un développement total, mais on doit évoluer avec la collectivité. Ne rien prendre pour acquis, être conscient que notre vision et nos points de vue peuvent changer et se donner le droit d’essayer, de se tromper, d’apprendre et de grandir.

avril 2011



» Compétence 12

« Agir de façon éthique et responsable dans l’exercice de ses fonctions. »

En tant que responsable de plusieurs enfants, une enseignante doit absolument agir de façon éthique et responsable. Pour ma part, les valeurs familiales sont à la base de cette façon d’agir. C’est dans cette optique que je compte poursuivre ma carrière d’enseignante. Le respect, la justice et l’honnêteté sont trois grands principes que je crois essentiels pour pouvoir agir de façon éthique. Ce n’est pas toujours évident de les faire respecter dans le feu de l’action, mais prendre le temps de réfléchir avant d’agir, demander de l’aide si je suis dépassée par les événements sont mes options en cas de doute.

Le respect est ma valeur la plus importante. Je tiens absolument à ce que mes élèves en fassent une priorité également. Je suis de nature douce, mais ce qui peut me faire sortir de mes gonds c’est justement le manque de respect. Donc je crois être en mesure d’y accorder l’énergie qu’il faut pour que tous mes élèves en fassent une priorité.

Selon moi le respect est à la base, donc si j’ai du respect je dois penser aux propos que je tiens, aux gestes que je pose et aux conséquences qui en découleront.

avril 2009



» Compétence 13

« S’approprier la réalité pluriethnique de la société québécoise et de l’école montréalaise, se sentir réellement concerné dans ses actions pédagogiques, développer les compétences de l’éducation interculturelle. »

Dans la région où je vais exercer ma profession d’enseignante, les enfants sont presque tous nés au Québec et leur langue maternelle est le français. Pour l’instant, la pluriethnicité est très peu visible, mais avec les années, je crois que mon milieu va changer.

Je suis très ouverte aux autres cultures, je trouve très enrichissant d’entendre parler les gens de leur origine et de leur coutume. Je crois qu’ils peuvent être fiers de leurs racines et qu’ils doivent être fiers d’être accueillis par le Québec. Ils ont la chance de combiner deux cultures et peuvent se développer selon ce qu’ils préfèrent dans chacune de ces cultures.

Lorsque j’aurai un milieu pluriethnique, je compte bien montrer aux enfants l’importance des croyances de chacun, instaurer le respect face aux différences, développer leur tolérance face à ces différences et encourager les enfants à partager leurs réalités culturelles. Pour moi les enfants sont tous égaux qu’ils soient noirs, qu’ils aient les yeux bridés ou qu’ils croient en n’importe quelle religion. Ils ont droit de vivre comme bon leur semble à la maison et ils doivent vivre selon les règles de vie de l’école. Plusieurs enseignantes sont offusquées que les enfants manques l’école pour un certain temps pour aller voir de la famille dans son pays natal, car il aura du retard sur le programme, moi au contraire je crois qu’il va vivre quelque chose de très enrichissant, de très important dans son évolution et les liens avec ses origines et sa culture sont plus importants que l’exécution du programme dans sa totalité. La vie n’est pas entièrement basée sur le programme de l’école québécoise. L’école doit être la priorité pour un enfant québécois, mais rien n’empêche de vivre des expériences culturelles, il faut savoir s’adapter en tant qu’enseignante et pourquoi ne pas en tirer profit à son retour. Le cours d’éthique et culture religieuse nous permet d’aborder certains aspects des différentes cultures et croyances. Je trouve ce cours très important pour démystifier certaines réalités culturelles auxquelles les enfants peuvent faire face dans leur vie courante.

Je crois que l’évolution du monde est due au partage entre les cultures. Si nous étions tous pareils, que parlions tous la même langue et que nous mangions tous la même chose, nous ne pourrions pas évoluer. Le mélange de nos connaissances, de nos langues, de nos coutumes, nous amène à penser autrement, à manger autrement et à agir autrement. Il ne faut toutefois pas oublier ses origines, mais si les autres cultures nous amènent vers une façon de vivre qui nous convient, c’est pour moi une forme d’évolution.

Donc, la pluriethnicité ne fait pas partie de mon milieu, mais je serais très heureuse d’accueillir des gens de différentes origines et croyances dans mes futures classes.

décembre 2010



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